Le 18 mars dernier, à l’issue de son Assemblée Générale, l’UFC- Que Choisir du Bas-Rhin recevait Éric Bonneff, Directeur des Essais comparatifs à l’UFC-Que Choisir, pour une conférence exceptionnelle sur un sujet qui occupe son quotidien : les tests comparatifs.
Ces tests, une spécialité de notre association, sont essentiels pour permettre aux consommateurs de faire des choix éclairés. Contrairement aux avis en ligne et aux blogs d’influenceurs, ils offrent des analyses rigoureuses qui comparent directement les produits entre eux sur des bases scientifiques. Comment ces essais comparatifs sont établis, en quoi ils offrent des analyses fiables, sur quels critères les notations sont-elles effectuées, c’est ce qu’a expliqué Éric Bonneff lors de sa conférence.
Au total 2 100 produits sont testés en moyenne par an. Cela va des dentifrices aux machines à laver en passant par les téléphones mobiles, l’alimentaire, les fleurs, les aides auditives, les voitures, les pesticides etc. Pas moins de 85 tests sont publiés dans le magazine et sur le site de Que Choisir chaque année. Ces tests, exécutés par l’équipe de 18 personnes dont une douzaine d’ingénieurs, ont un coût élevé, de l’ordre de 2 000 € pour un seul dentifrice par exemple. Cela implique pour l’ensemble des tests, un budget total de l’ordre 2 millions d’euros par an. Un budget partagé en partie au niveau européen : « nous travaillons en collaboration avec des collègues de toute l’Europe » précise Éric Bonneff « 43 % des tests effectués sur des produits communs sont internationaux ». Cette collaboration élargit à la fois le champ d’investigation et offre un avantage financier indéniable.
La réalisation des tests implique une longue procédure qui s’effectue en plusieurs étapes. Après étude de marché, achats des produits – évidemment toujours de façon anonyme, comme le ferait un consommateur lambda -, analyses complexes, les protocoles de tests sont établis en collaboration avec les journalistes. Et une fois définis, ces protocoles sont mis en œuvre par différents laboratoires spécialisés indépendants. Les résultats des tests sont ensuite traités et mis en forme par la rédaction pour être diffusés. Un exemple de test récent qui a beaucoup fait parler de lui est celui sur les bouquets de fleurs. Sur une quinzaine de bouquets testés, deux sur trois présentaient des résidus de pesticides interdits dans l’UE et contenaient en moyenne pas moins de 12 résidus suspectés dangereux pour la santé.
Ce n’est pas un hasard si le site de Que Choisir enregistre 5 millions de visiteurs pour ses essais comparatifs, essais que peuvent aussi consulter les 225 000 abonnés à la revue Que Choisir. Un tel succès confirme la confiance des consommateurs dans la fiabilité de ces tests.